Comment construire des routes au bilan carbone
considérablement réduit ?

La neutralité carbone, indispensable pour atteindre l’objectif fixé par l’Accord de Paris

L’Accord de Paris, entré en vigueur en novembre 2016, est un traité international qui vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle. Pour atteindre cet objectif, essentiel à la préservation de notre environnement, notre société doit se montrer capable de réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre et de renforcer considérablement ses capacités d’absorption de CO2. 

Une nécessaire neutralité carbone

La neutralité carbone signifie l’équilibre entre le carbone émis par nos actions, et celui qui est absorbé par la planète. Cette recherche de neutralité carbone peut s’effectuer de deux façons différentes. La première consiste à renforcer les moyens naturels de séquestration de carbone au moyen des « puits de carbone », océans, sols et forêts qui, par photosynthèse, absorbent le CO2 et rejettent de l’oxygène. La deuxième vise à déployer des process de captage et de stockage du CO2 émis par les différents process industriels. 

Des voiries qui stockent le carbone

On y parvient en faisant tout simplement entrer dans la composition de la route, des composés naturels végétaux qui ont massivement absorbé du CO2 durant leur période de croissance et de vie, cumulant ainsi un crédit carbone. En l’occurrence pour ces routes, on utilise un coproduit végétal issu de la culture du pin. Ce crédit carbone va être tout ou partie consommé par les actions de travaux (fabrication des produits et engins de mise en œuvre), mais dans de nombreux cas, notamment lorsque l’on peut fonctionner à température abaissée, à fort taux de recyclage, en retraitement en place ou en circuit court, ce crédit carbone reste positif. En d’autres termes, le chantier émet moins de CO2 que ses composants végétaux n’en ont absorbé !

Cette infographie illustre ce procédé qui permet de régénérer les routes grâce à un liant d’origine végétale et d’en faire une solution neutre, voire créditrice en carbone.

Un label pour améliorer la reconnaissance des produits vertueux dans la construction

Produits biosourcés | Eiffage Route

Le secteur du BTP évolue fortement et s’organise pour construire des infrastructures durables.

Prenant en compte de nombreux facteurs permettant de certifier le caractère écologique d’un matériau ou d’un bâtiment, l’entreprise Karibati a créé le label « Produit biosourcé ». Ce dernier apporte visibilité et transparence sur les quantités de matière biosourcée entrant dans la composition des produits et leur capacité d’absorption de carbone.

Ces articles pourraient vous intéresser

Comment concevoir des voies de mobilité douce
de façon écologique ?

Comment réduire les émissions de carbone d'un projet d'entretien de voirie ?